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Bonjour à tous,
Deux semaines après mon retour des Grand Prix de Finlande et de Slovaquie, j’ai repris la route en direction de l’Ardèche pour participer à la troisième des cinq épreuves du championnat de France. Ces deux semaines de break ont été précieuses mais pas suffisantes. Mon crash en Finlande m’a laissé beaucoup de séquelles, notamment au niveau de la boite crânienne. En effet, dès mon retour de Slovaquie j’ai passé un scanner et une I.R.M au cours desquels un œdème cérébral a été détecté. Les médecins ne m’ont annoncé qu’il faudrait plus de deux mois avant de recouvrer 100% de mes facultés et que je risque d’être épuisé durant cette période. C’est donc avec un peu d’appréhension sur mon résultat que je suis allé à Saint-Cirgues-en-Montagne où se disputait la course. Sur place nous avons découvert des spéciales configurées « mondial », dans lesquelles il fallait une grosse attaque pour pouvoir scorer. Les pilotes amateurs ont dû être surpris par le terrain, il faut dire que pour la plupart des engagés il s’agissait d’une première sur les terres ardéchoises. Le Motoclub a fait un travail remarquable sur cet enduro en ré-ouvrant d’anciens chemins, les liaisons étaient magnifiques.
Samedi – à bout de souffle
Je n’ai pas roulé depuis mon retour de Slovaquie, je suis un peu dans l’inconnu. Dès les premiers chronos je réalise que la journée va être longue et pénible. Sur des spéciales de six minutes, je me sens vidé dès les premiers virages. Je dois lutter pour rester dans le sillage de Christophe NAMBOTIN qui place la barre très haut. J’y parviens mais je dois puiser dans mes réserves pour tenir bon. Malgré tout, en fin de journée j’ai pu prendre l’avantage sur Christophe mais, dans le dernier chrono, je perds tout le bénéfice de mes efforts en tombant lors du franchissement d’une marche. Je conclue deuxième avec un réel sentiment de déception, je croyais vraiment que tous mes efforts seraient récompensés. A peine une heure après être arrivé j’accuse le coup. Je me sens vidé, mes batteries sont à zéro. Après avoir sombré dans un profond sommeil je refais péniblement surface en fin de journée. Mon entourage m’aide a bien me réhydrater et je donne la priorité à une longue nuit de repos !
Dimanche – ascension sans freins
Ma journée d’hier m’a laissé sur ma faim. Après avoir tenté de positiver, j’aborde cette seconde manche plus détendu que la veille. Seulement ma motivation ne suffit pas, dès le premier chrono je heurte une grosse pierre et je tords mon disque de frein avant. Je ne peux presque plus freiner et malheureusement, nous ne trouvons pas le temps de réparer avant la fin du tour. Je dois donc faire les deux spéciales suivantes avec un frein avant très endommagé. Pendant ce temps Christophe creuse un écart énorme et mon objectif devient la seconde place puisque Yannick BOSSI et Rudy COTTON se sont engouffrés dans la brèche. Les trois spéciales du deuxième tour me suffisent pour revenir derrière Christophe, je ne pourrais de toute façon pas mieux faire. Ma casse m’a coûté trop cher mais je ne suis pas au bout de mes surprises. Dans l’avant dernière spéciale c’est au tour de mon frein arrière de disparaitre. En percutant une grosse pierre, j’arrache l’étrier et, sous le choc, les vis qui tiennent le disque sont sectionnées. Je termine péniblement ma spéciale. Au CH nous n’avons que onze minutes pour tout changer. Heureusement, mon mécanicien est assisté par Olivier Richard (SIMA) et les mécaniciens de l’EEAT. Il n’y a pas moins de sept personnes qui s’affairent autour de ma moto. Onze minutes plus tard je suis au pointage, moto réparée et opérationnelle. Je termine cette seconde journée deuxième du classement, j’ai eu très chaud !
C’est un week-end en demi-teinte. Samedi la victoire me passe sous le nez dans la dernière spéciale et dimanche je joue les brises fer. A l’issue de cette épreuve nous sommes à égalité de points avec Christophe dans la course au titre, d’un point de vue sportif c’est intéressant de ménager le suspens. J’aurais davantage aimé creuser l’écart, mais mon état physique et ma bonne étoile devaient être partis en week-end ensemble, loin de Saint Cirgues ! Je ne vais pas m’apitoyer sur mon sort, c’est déjà fantastique que nous ayons pu réparer dans les temps et à ce propos je souhaite remercier ceux qui m’ont permis de pointer dans les temps.
Dans une semaine je m’envole pour le Mexique, où se disputera la cinquième manche du championnat du Monde d’enduro.
A très bientôt,
juil 09
Cet article a été posté le Jeudi, 9 juillet, 2009 à 21 h 56 min et est classé dans Toutes les news, résultats. Vous pouvez suivre les réponses à cet article via le Flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou faire un Rétrolien depuis votre propre site.
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